Comment accompagner une personne malade ?

La question de l’accompagnement de la personne malade revient souvent. Comment accompagner ? Quelle distance dois-je avoir avec cette personne qui traverse une épreuve aussi douloureuse que la maladie grave ?

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          « je suis démunie »

« Je me demande comment l’aider, l’accompagner sans la brusquer, en gardant les distances nécessaires pour ne pas l’envahir tout en étant présente… je ne sais pas si elle est en mesure pour l’instant de rencontrer des personnes qui ont vécu ou vivent cette affreuse maladie.. je suis démunie… ». Hélène

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    Accompagner

Les questions que posent cette personne sont centrales dans la qualité de l’accompagnement et on mesure déjà la difficulté, les contradictions auxquelles l’accompagnant va être confronté.

Et je pense qu’il n’y a pas de recette miracle. Il y a des qualités d’écoute, des attitudes qui vont faciliter cette écoute. C’est ce dont je parle dans mon mémoire de fin de formation. En partant de mon expérience de maladie et d’accompagnement je cerne ce qui m’a aidé et ce qui n’a pas été aidant.

Voici l’introduction :

« Ce mémoire traite de la guérison. De ma guérison. D’où son titre. Mais comment et pourquoi a-t-elle été favorisée ? Pourquoi ai-je guéri ? S’il y a guérison, c’est qu’il y a eu maladie. Aussi je relate cette expérience de maladie grave, très grave qui confronte à la mort : le cancer. Mais lorsqu’on est confronté à la mort, on est aussi confronté à la vie dans ce sens que la vie se révèle plus pleinement dans ces moments particulièrement difficiles.
Il s’agit alors de répondre à la question : comment les attitudes facilitatrices de l’Approche Centrée sur la Personne m’ont permis de traverser la maladie ? Je vais donc explorer ce parcours singulier qu’est le mien, au cours duquel j’ai
mis en place mon propre réseau relationnel de soin, ce réseau qui m’a apporté les attitudes facilitatrices de l’Approche Centrée sur la Personne (ACP).
Mais nul ne peut prévoir « à quelles épreuves mon âme pourra résister ». Cette expérience m’amène à me questionner sur ces forces qui se sont révélées chez moi et qui m’ont permis de m’en sortir, de faire les bons choix thérapeutiques, de me positionner fortement face aux médecins, à mon entourage, de faire appel aux ami(e)s, d’organiser mon propre accompagnement et de fait, ma guérison.La particularité de cet accompagnement est que c’est l’aidé qui pose son cadre, qui n’attend pas que la guérison vienne d’ailleurs, et qui met en œuvre sa propre
guérison.
« Mais la guérison elle-même n’est pas vraiment comprise et il semble que cela fasse partie de la capacité naturelle des organismes à se réparer eux-mêmes…Je veux dire que la guérison est mystérieuse ». Je pars de l’histoire concrète de ma maladie, pour ensuite dans les autres parties passer à l’objectivation à travers des notions ACP importantes.
Je retranscris la manière dont j’ai mis en place mon processus d’aide pour moi-même (self help). A partir de mon expérience singulière, je fais l’hypothèse que je peux en tirer des enseignements pour d’autres personnes. Je me base également sur des entretiens non directifs ou semi directifs réalisés auprès d’une personne ayant traversé le même type de maladie, auprès de deux soignants, de mon médecin traitant, d’un infirmier, de thérapeutes et d’ami(e)s qui
m’ont accompagnée.
Mon travail s’organise du concret vers le conceptuel. Je pars de qui j’étais avant, mon fonctionnement. Puis vient la maladie : comment cette expérience a-t-elle bouleversé ma vie ? Que s’est-il passé pendant cette période, pour moi et autour de moi ? Je donne la parole à des accompagnants, à des soignants et à une personne qui a vécu le même type de maladie. J’ai fait le choix de garder le langage souvent familier utilisé soit dans les entretiens, soit dans mon récit personnel. Pour moi il s’agit de respecter l’authenticité du vécu, des émotions.
Puis vient le moment de regarder et de comprendre ce qui s’est passé pour moi en prenant de la distance. Aussi j’explore des notions telles que le lieu d’évaluation, l’empowerment, la congruence. Je donne aussi des définitions de la maladie, de la guérison et de la santé.Et le counselling (= l’accompagnement psycho-social) dans tout ça ? Quels sont les liens que je fais avec cette pratique ? »

Voici le lien pour avoir le mémoire en PDF guerison-2.

Bonne lecture

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